Réponses de Nicolas DUPONT-AIGNAN

Aménagement du territoire

Au chapitre de l’aménagement du territoire tout d’abord, nous voulons rééquilibrer l’offre de services publics, et plus généralement la dynamique territoriale, entre le centre – Paris et petite couronne – et la grande couronne, au mieux variable d’ajustement au pire éternelle oubliée de la région capitale.

Il s’agit d’une action tous azimuts qui dépasse la simple offre de services publics sanitaires que vous mentionnez, et qui consiste notamment à rapprocher l’emploi du lieu d’habitation, clé d’un développement plus maîtrisé.

Dans cette optique, le rééquilibrage qui vous tient à cœur aurait bien entendu toute sa place, au côté de beaucoup d’autres.

En outre, je souhaite insister sur la nécessité qui nous paraît incontournable de raisonner désormais à l’échelle du bassin parisien plutôt que francilien stricto sensu pour envisager l’avenir : les territoires limitrophes de l’IDF devraient ainsi être partie prenante de la dynamique régionale francilienne afin de créer à terme une sorte de « très grand Paris » qui coïnciderait avec les mœurs, réelles ou potentielles, de ses habitants, et offrirait un cadre raisonnable autant que prometteur au développement local futur.

Transports

Concernant les transports, pour lesquels nous voulons geler une grande partie du réseau Grand Paris Express, coûteux et insensé en l’état, une lutte accrue contre la fraude et la disparition de tarifications avantageuses indues doivent permettre de dégager de nouvelles marges de manœuvres financières.

Je précise d’ailleurs que l’offre complémentaire en transports collectifs qu’il convient aussi de créer en grande couronne ne devra pas nécessairement passer par des solutions lourdes : construire un pont enjambant la Seine – comme par exemple à Villeneuve-Saint-Georges - et y faire circuler notamment des bus en sites propres reliant des communes de banlieues aujourd’hui isolées les unes des autres, peut très bien suffire, rapidement et à moindre coût, pour résoudre les carences de transports de nombre d’usagers.

De même, des transports en commun efficaces impliquent une fluidité de trafic routier.

Car cela ne devra pas exonérer l’État de ses propres responsabilités, qui sont lourdes et impératives envers la région capitale de notre pays : réfection, précisément, du réseau routier et investissement dans des infrastructures stratégiques trop longtemps repoussées (comme le doublement du tunnel entre le Châtelet et la Gare du Nord) devront permettre, avec des investissements propres du STIF et des dépenses supplémentaires pour réellement assurer la sécurité des voyageurs, de résoudre la véritable crise d’engorgement que nous connaissons aujourd’hui.

Enfin, nous envisageons effectivement le remboursement intégral, au prorata du prix des abonnements, de chaque jour de grève dans les transports collectifs.

Logement

Concernant le logement, la priorité est donnée à la lutte contre les politiques qui étouffent et saturent la région, en luttant contre l’étalement et le mitage urbain, en interdisant la concentration des logements dans les communes en comptant déjà plus de 35% et en élargissant la politique de l’habitat aux territoires limitrophes de l’Île-de-France.

Par ailleurs, il faut une lutte accrue contre les incivilités pour augmenter l’offre de logements, généraliser la caution solidaire pour les étudiants, et surtout favoriser l’accès à la propriété, clé d’un aménagement maîtrisé de l’habitat.


Agriculture, alimentation

Favoriser les productions locales et les circuits courts est au cœur du volet agricole de notre projet, comme vous pourrez le constate à sa lecture. Au-delà, DLF défend une vraie protection de nos territoires ruraux, notamment en limitant la construction des éoliennes qui défigurent le paysage, en développant les services publics itinérants, proposer une offre médicale dématérialisée dans les secteurs les plus en déprises, etc.

Des campagnes de bonnes pratiques nutritionnelles devront par ailleurs être renforcées, notamment à travers les lycées et les prestations qu’ils peuvent offrir.

Formation continue

Plusieurs axes sont mis en avant : d’une part, nous voulons relancer les investissements dans les établissements scolaires dont est responsable la Région, pour les améliorer et les sécuriser par la construction de barrières et le recrutement d’adjoints de sécurité.

Concernant l’apprentissage, il faut intensifier l’orientation des jeunes et la valorisation des métiers en manque de bras, qui sont encore trop nombreux et trop mal connus.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député-Maire d'Yerres
Président de Debout la France
Tête de liste pour l'Ile-de-France

le 3 décembre 2015

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